Ma démarche artistique s'axe sur le réemploi d'objets textiles domestiques destinés au rebut

Je revalorise ces déchets en les transformant par le tissage en tapisseries.

 

Communément appelée tapis de lirette cette technique datant du moyen âge, vise à recycler les vieux vêtements de la famille en couvertures et tapis, tapis du pauvre, tapis qui reste au sein du foyer, que l'on ne montre pas. On retrouve cette méthode dans plusieurs communautés du monde.

 

Je me suis toujours intéressée aux témoignages, tant par la matière que par les motifs, mais ceux qui n’ont pas de valeur autre que sentimentale, Les porte bonheurs, les grigris, les talismans, les doudous.

 

 Les tapis ont toujours transmis par leur motif le récit de la vie quotidienne de celles et ceux qui les tissent.

 

Par le réemploi d'objets domestiques, au delà d'une démarche responsable qui me parait indispensable aujourd'hui

Je donne de la valeur à ce qui apparement n’en a pas, matériaux pauvres destinés à la poubelle, textiles du quotidien le plus trivial mais qui portent en eux la charge de nos émotions les plus intimes.

 

 Je joue de la rencontre d’une technique traditionnelle avec des symboles actuels à la croisée des cultures.

 

Pour livrer des pièces inspirées par ma vie quotidienne, notre société nourrie à l'image, les souvenirs d’une adolescence rurale  :  glander au skate park, trainer à la rivière, virées en motos dans les champs, match de foot et chicha.

Eloge d’un âge mouvant, errant, insouciant :

Eastpak recouvert de mantras au blanco, agenda saturé de symboles collectifs, qu’un tout à chacun s’approprie, la quête d’une identité propre par l’intégration du groupe à grand renfort de logos, signes et cigles.

presse !