Exposition personnelle avec une invitation à Bridget Low
L’exposition Bells, Spells & Love Chapels clôture le cycle des matières débuté en 2025 à Chapelle XIV. Cette troisième proposition autour du fil est une carte blanche à l’artiste Delphine Dénéréaz (1989, vit et travaille à Villedieu). Explosion de couleurs, variété de techniques mixant l’artisanat du travail textile aux strass et au plexi, Delphine Dénéréaz, et son amie, l’artiste invitée Bridget Low, créent un univers féerique et fun, immersif et irrésistiblement joyeux.
“Penser une exposition avec Delphine Dénéréaz, c’est vivre le rêve éveillé que l’on se permettait d’avoir, enfant, au milieu de sa chambre remplie d’objets fantastiques. Au cœur de son univers chromatique acidulé, une chaumière aux allures de celle d’Hansel et Gretel nous invite à nous approcher, piqué.e par la curiosité, avant d’y entrer par une porte dérobée. A l’intérieur, ce sont des œuvres d’amour qui couvrent les murs, le portrait d’une sorcière bienveillante et les divers objets de son quotidien enchanté.
Comme les fils des tapisseries réalisées par Delphine issus de rebus de vieux draps, ou celles de Bridget Low, sa consœur, ce sont les souvenirs qui se mêlent, tout comme les rituels universels d’amour pratiqués depuis des lustres. De la technique ancestrale du tapis de lirette (pour Delphine) ou du tissage et du crochet (pour Bridget) aux représentations contemporaines du flirt sur les apps, les deux artistes jouent sur les codes du conte, de la série télé ou du swip.
L’exposition Bells, Spells & Love Chapels est une invitation généreuse à aimer. Aimer les œuvres, aimer les artistes, aimer l’art contemporain, aimer celles et ceux qui nous accompagnent dans notre visite, ou celles et ceux qui ont permis à ces œuvres d’exister. Cette maison de sorcière amoureuse abrite une exposition où l’on se permet de rêver, de se sentir bien, de fantasmer et de déclarer son amour. Elle nous incite à nous raconter des histoires et à inventer notre propre langage sentimental au regard des fables de notre enfance ou aux réseaux sociaux d’aujourd’hui.
Texte : Joséphine Dupuy Chavanat
Photo : Greg Copitet
Avec le soutien de la Fondation des Artistes